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"Appréhender les personnes âgées comme une population homogène bénéficiant d'un confort de vie supérieur aux jeunes générations, c'est faire abstraction des inégalités de revenus qui existent chez les plus de 60 ans", souligne la Fondation dans le document.
"C'est oublier qu'aujourd'hui 600.000 personnes âgées vivent avec une allocation de solidarité de 628 euros mensuels qui les situent sous le seuil de pauvreté défini au regard de la norme européenne à 60% du revenu médian", ajoute-t-elle.
"C'est oublier aussi", poursuit la Fondation, "l'épisode de la canicule qui, à l'été 2003, avait brutalement placé sous le projecteur des médias l'isolement profond dont souffraient des milliers de personnes âgées et les conditions d'habitat inadaptées dans lesquelles elles se trouvaient confinées".
L'organisation s'inquiète pour les années futures. "Si l'allongement de la durée de vie est appelée à se poursuivre, il se pourrait bien qu'avec notamment les mesures adoptées en matière de retraite (les deux réformes de 2003 et 2008 qui allongent la durée de cotisation, NDLR), le mouvement de progression des ressources des personnes vieillissantes s'infléchisse ou même se retourne".
"Dès lors les situations de mal-logement que vivent les personnes âgées doivent moins êtres considérées comme les traces résiduelles d'un passé révolu que comme la préfiguration d'un état appelé à se développer".
La Fondation note également que "les différences de niveaux de vie qui sont encore plus marquées chez les retraités que chez les personnes en âge de travailler risquent (...) d'augmenter à l'avenir car les parcours de vie (âge d'entrée dans la vie active, vie familiale, santé et espérance de vie, inactivité, chômage...) sont de plus en plus affectés par des aléas de carrière, par l'instabilité des revenus, et des périodes de chômage plus fréquentes".